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Comment parler d'un goût? Mais encore...

Cette question — Comment parler d’un goût? — c’est Caroline Champion qui la pose, sur son blog et dans son livre, pour ce qui concerne avant tout le goût gustatif, culinaire. Dans la continuité de cette formulation, la question se poursuit à travers d’autres dimensions. Comment parler de la musique (ou d’un son, ou d’une suite de sons?), d’une peinture (ou d’une couleur ou d’une photo…) ou d’une odeur… Questions qui se posent implicitement dès lors qu’il s’agit de poser une ligne sur l’un de ces sujets. Et nous y sommes confrontés.

 

Caroline Champion et le discours sur le goût :

Comment parler d’un pot-au-feu à des inuits ? (synthèse)

Comment parler d’un goût ? – Une réponse du langage poétique

Comment peut-on parler d’un goût ?

 

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Signification de la science esthétique (2)

Une image de la pièce incorporel (création ensapc 2006).

L’artiste Sylvie Blocher dit un jour que cela avait à voir avec le nu, que, somme toute, c’était un travail sur le nu. Ceci étant dit, tout dépend : si c’est une question ce n’est pas art du beau, esthétique, mais concept, réflexion.

Raison pour laquelle la pièce s’était déroulée dans un lieu de danse, pour garder le corps, le risque, l’esthétique, l’art du beau. Ce pouvait aussi être laid.

De gauche à droite et de haut en bas : Julien Chevy, Samuel Zarka, Florent Delval.

Vidéo de la pièce

 

En savoir + sur la science esthétique

 

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Synthèse sur la relation art - beau - politique

Ici, je propose un premier état de synthèse suivant la ligne : art – beau – politique. Cela se finit dans une certaine généralité, je m’en rend compte. Les travaux en cours pourrait faire avancer ce point.

Tout ceci relève de la proposition, laquelle peut (doit) être améliorée, complétée dans l’échange.

Analyse

1- Je ne sais encore par quel concept unifier ce qui existe actuellement comme « art et culture ». Ce que je peux faire, c’est partir de ce que je connais le mieux : l’art contemporain.

2- Du point de vue de l’art contemporain, la production est régie par le signifiant, c’est-à-dire par le discours. Ce discours a pour fonction de circonscrire la relation à l’art dans un entre-soi, c’est-à-dire légitimer l’idée d’un « vrai art », d’une « vraie culture » et variantes du même thème, contre ce qui, logiquement, est la « culture basse ». Un dispositif rhétorique à refuser en bloc, pour affirmer la vérité sur ce point : la rétro-action des classes entre elles dans la production culturelle et artistique.

Cette production culturelle et artistique n’est pas autonome, elle dépend de l’évolution sociale générale, c’est-à-dire de l’évolution du mode de production. Mais mettons cela de côté pour l’instant.

3- Plus profondément, pour ce qui concerne l’art et la culture, la législation du discours a pour fonction d’évacuer le beau de l’art. Or cette évacuation n’est pas anodine. En effet, le beau a une dimension politique, subversive par rapport à l’art contemporain et, au delà de lui, de la culture en générale, et même du libéralisme à l’œuvre en France, et ses corollaires dans d’autres États.

4- Le beau lui-même ne peut pas être restreint à l’art. Il y a du beau hors de l’art. Exemple : dire que la chute de Ben Ali est belle (comme libération politique d’un peuple). Ce n’est pas un abus de langage, c’est au contraire une expression adéquate de la dimension intrinsèquement politique de la beauté.

Continuer la lecture de Synthèse sur la relation art – beau – politique

 

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