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Articles classés sous ‘économie politique’

Avez-vous jamais eu l’impression que vos conversations avec vos amis étaient une alternance de monologues?

9 décembre 2009 · Un commentaire

Les locuteurs se parlent alternativement et leurs discours se succèdent comme deux récits privés.

Dans la culture de superstructure, le sujet reproduit le mode de production : l’entreprise.

C’est le subjectivisme de la conscience qui détermine le parcours. Le subjectivisme est lui-même déterminé par l’étymologie du sujet. L’étymologie est elle-même un produit, c’est le contexte historique et sociologique qui conditionne la biographie.

Une fois lâché dans la nature, le parcours du sujet est conditionné du côté de l’étymologie et du côté du contexte historique et sociologique dans lequel il se retrouve.

Puis le parcours du sujet est conditionné par l’impératif de survie (subsistance). La survie est médiatisée par l’échange de valeur contre les conditions de la survie (l’argent, qui donne toit, vêtement, nourriture).

Ce qui motive ensuite le parcours du sujet, c’est l’existence. Mais celle-ci est elle-même prise dans le mode de production : la concurrence.

La concurrence est d’autant moins féroce que le sujet est seul capable de fournir une valeur indispensable à celui qui lui donnera en échange les moyens de subsister/exister.

La concurrence est d’autant plus féroce que le sujet est moins seul capable de fournir une valeur indispensable à celui qui etc.

La concurrence est encore féroce lorsque la valeur proposée par le sujet est non indispensable à celui qui etc.

Ce dernier cas est caractéristique des médiateurs de la culture de superstructure, de la consommation  frivole, ludique. C’est la concurrence mondaine qui organise l’espace professionnel. La concurrence conditionne alors l’expression du sujet comme originalité (ou singularité).

Exemple : « l’originalité (ou la singularité) du parcours » n’a de sens a être remarquée et valorisée par un employeur que du fait de la structure concurrentielle tacite du mode de production.

En contre-partie, le sujet doit trouver client pour la valeur qu’il médiatise sur ce marché du frivole, du désir.

Son parcours de fournisseur sur le marché du frivole est cependant conditionné par la place qui lui est échue au croisement de ses déterminismes et de la singularité des situations.

Dans ce contexte, ce qui peut être raconté, faire l’objet d’un récit, c’est le parcours effectivement original, singulier du sujet, mais comme expression du mode de production. Le récit est alors celui la réalité parcourue sous un certain angle. Ce sont les significations subjectives éprouvées durant le parcours qui sont ré-exprimées. Puis les récits s’alternent dans la conversation.

On sort de là par deux moyens :

1) la collusion des subjectivités dans une référence commune. Exemple : quand alternativement est raconté un film vu par les deux locuteurs. Mais cette collusion est relative : en fait, elle répète le principe de la singularité comme expression du mode de production et devient le compte rendu des impressions subjectives.

2) la construction en négatif du mode de production, c’est-à-dire selon un sens qui précède la subjectivité. Alors l’atome est un moment du récit et non le récit un moment de l’atome.

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La Lucarne des Ecrivains invite les Editions Delga

4 décembre 2009 · Laisser un commentaire

Présentation générale de l’activité des Editions Delga, par Edmond Jansen et Aymeric Monville.

Dominique Pagani, présente l’œuvre de Michel Clouscard, dont il a été le plus proche collaborateur.

Luigi-Alberto Sanchi, à propos du livre de Domenico Moro : La Crise du capitalisme et Marx. Abrégé du « Capital » rapporté au XXIe siècle, qu’il vient de traduire.

Jean Salem, présente son livre, republié, Rideau de fer sur le boul’mich. Formatage et désinformation dans le « monde libre ».

Mercredi 4 novembre à 19h30 à la librairie La Lucarne des écrivains (115 rue de l’Ourcq, Paris 19ème, Métro Crimée)

Catégories : MANIFESTATION · Michel Clouscard · PHILOSOPHIE · Saison 1 · Sonore · TEMOIGNAGES · idéologie · économie politique

Xavier Mathieu face à Jacques Attali et Nicolas Baverez

7 novembre 2009 · Laisser un commentaire

Ici on a une mise en scène de l’inanité.

4 intervenants. L’ouvrier porte-parole des victimes des délocalisations, un économiste médiatico-mondain, un autre économiste aussi homme d’Etat et idéologue médiatico-mondain, enfin la jeune femme, la bourgeoise qui doit être l’opérateur de la conciliation selon le sentiment.

L’échange est conduit à se polariser entre l’ouvrier et les économistes, c’est-à-dire entre producteur de capital et gestionnaires de capital. C’est ce qui se passe. Le face à face est médiatisé par la crise et l’actualité (procès de l’ouvrier pour le saccage de la sous-préfecture). On a alors deux niveaux de discours contradictoires qui apparaissent sans que puisse être révélé la logique de leur complémentarité. Il ne sont qu’affrontement, dans lequel le troisième terme intervient (elle). Cela donne l’impression que ce troisième terme est la possibilité logique de la résolution du conflit.

J’ai écrit la complémentarité des discours antagonistes. Cela signifie leur complémentarité dans un système contradictoire. La contradiction est inhérente au système. Et le faux semblant consiste à mettre en scène la résolution de la contradiction par le troisième terme, mais en laissant le système contredit en lui-même. C’est une logique formelle, positive, qui préside au débat, et non pas une intelligence dialectique de la situation.

Mais ensuite, la contradiction est laissée telle parce qu’il y a des carences discursives de part et d’autre des parties qui empêchent d’en comprendre la réalité logique. Ces carences sont : qu’il soit sincère ou non, l’absence de démonstration des faux-semblants du discours de Baverez touchant à l’intégrité de la République, le caractère sophistique des principes d’Attali qui laisse en marge de son discours le principe actif de concentration du capital et d’instrumentalisation culturelle de la démocratie contre les peuples ; cela Xavier Mathieu manque d’en proposer la logique (il n’est vraisemblablement pas équipé pour l’expliquer). Réagissant à l’instinct, il est renvoyé dans les cordes de la pire des façons. Alors l’instinct de vie du plus faible (structurellement) est écrasé par l’instinct de vie du plus fort (structurellement). Le troisième terme est légitime, dans cette structure de débat, pour passer la pommade.

Catégories : Saison 1 · esthétique · idéologie · économie politique

L’idéologie du désir avec Bernard Stiegler

17 octobre 2009 · Laisser un commentaire

Une limite de son travail est écrite dans ce passage de Clouscard :

Ici, on ne fera que rappeler les deux propositions fondamentales du gauchisme (à la Marcuse). Le prolétariat se serait vendu au système pour un plat de lentilles : la participation à la société de consommation. Pour consommer, il aurait abandonné son messianisme politique. N’insistons pas sur ce thème, ses variantes sont infinies. Ne résisterait encore à ce processus d’intégration qu’une élite intellectuelle qui, à l’aide des maîtres du soupçon – Nietzsche, Freud – opposerait l’authenticité du désir à la mercantilisation généralisée. La réponse à cette idéologie du désir n’est autre que ce constat élémentaire : si la classe ouvrière accède aux biens de subsistance, elle ne fait que subsister, elle ne consomme pas ! Elle accède aux biens nécessaires et suffisants mais non à la consommation du surplus. Elle subsiste et utilise. Elle ne fait qu’accéder aux équipements collectifs et des ménages, grâce aux lois sociales. Est-ce que l’on consomme un frigo ? Non, mais ce qu’il y a dedans.

Nous le développerons.

Source : http://netx.u-paris10.fr/actuelmarx/m4clous.htm

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