Ce musée c’est d’abord un grand porche, époque Restauration, de ce qui se décrit dans les romans bourgeois de Balzac ou Zola. C’est pompeux, pompier, ça fait plutôt mal au nez. Puis on entre. On apprend qu’André était le mari, issu d’une famille fortunée, et Jacquemart c’était elle, issue d’un milieu modeste ; leur collection ils l’ont faite à deux. Ils n’ont pu avoir d’enfant, l’ampleur de leur collection a sans doute un rapport avec cela. Dans le musée disons qu’on parcourt les salles (un bon exercice chorégraphique consistant à faire comme si l’on y était chez soi). Il y a principalement des peintures des xvii ème et xviii ème siècles. De cela il ressort que.
Sans avoir posé la question, je n’ai pas eu l’impression que la scénographie fut de leur fait, déjà. Elle dut être constituée après, avec cette symétrie, et l’occupation des pièces autrefois dévolues à l’activité de fumer par exemple.
Les styles artistiques sont épars. Mais cependant certaines pièces sont constituées selon un principe d’homogénéité thématique. Je me souviens particulièrement de la salle « chrétienne », avec des tableaux divers, dont certains ne peuvent pas empêcher de faire penser à ce qui se fait, désormais, en bande dessinée.
Il ressort dès lors qu’une situation esthétique nouvelle produit une possibilité esthétique elle-même nouvelle. Toute les thématiques des bioman de l’idéologie verte ne se trouvent-t-elles pas dans les Géorgiques de Virgile?
L’idée même, ou la facilité à se déplacer dans le musée Jacquemart-André comme si c’était chez soi ne ressortit-il pas d’une relation récente à la dimension publique de l’espace du musée?





