MILK COFFEE & SUGAR Ou la contestation existentielle

Paroles :

« Parce qu’ils veulent faire de moi un soldat au compte-chèque solvable
Je vous le dis, je suis condamné à l’échec
Parce que le monde qu’ils nous proposent m’indispose
Je le répète, je suis condamné à l’échec
Parce que les études de lettres et philo, ça paye pas
Ils mont dit : « Petit mec, t’es condamné à l’Essec ! »
Condamné ! Faut accepter les « lois du marché »
« Marche ou crève » et les diplômes deviennent les flèches de l’archet
Si réussir c’est un salaire, un pavillon sous hypothèque
Permettez-moi d’être condamné à l’échec
Ils disent que les jeunes du ghetto veulent leur part du gâteau
Incitent à se lever tôt, c’est quoi ce veto ? »

+ paroles

Le problème : ne pas aborder la question sociale à sa racine : au niveau du rapport de production.

Ici, la contestation, verbale, est médiatisée par le rapport social dont, précisément, elle conteste des effets (devenir un soldat au compte-chèque solvable).

Autrement dit : la contestation verbale qu’exprime Milk Coffee and Sugar me parvient via les techniques actuelles de d’enregistrement et de diffusion de la musique, c’est-à-dire via un système de production, qui est à la fois technique et commercial. Ce système de production, c’est, directement, l’industrie musicale, et indirectement l’industrie en générale, celle-ci conditionnant la possibilité d’existence de celle-là, c’est-à-dire la possibilité de produire et diffuser de la musique avec le matériel que le groupe utilise. Tout au long de ce système de production, la forme sociale récurrente, c’est le salariat : une minorité commande une majorité tout en extorquant à cette minorité la valeur qu’elle produit en plus de ce qui lui est reversée à titre de salaire.

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Depuis la cabane de Rousseau

Ermenonville mai 2010

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L’ancêtre de la revue Droit de Cités

…pour le moins, programmatiquement : « Revue de toutes les formes de l’activité française ». Et on ajouterait : et au-delà!

+ Droit de Cités

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Edvard Munch, et les métamorphoses du romantisme

Je reprends cet intéressant article publié par Antoine Lionel dans la revue ARTPASSIONS (mars 2010)

à propos de l’exposition « Edvard Munch, ou l’anti-Cri », à la Pinacothèque de Paris, 19 février – 18 juillet 2010.

En écartant délibérément le tableau le plus connu d’Edvard Munch, Le Cri, la Pinacothèque de Paris offre de connaître, à travers l’exposition qu’elle consacre à l’artiste norvégien, la diversité de sa trajectoire picturale.

Studenterlunden. Nuit d’été.

On appelle « expressionnisme » l’exagération des expressions dans l’art. Les corps et visages simplifiés peints par Munch (1863-1944), et passant par toutes les variations passionnelles, en sont une manifestation. En ceci, Munch croise les Viennois : l’érotisme d’Egon Schiele, les tons vifs d’Oskar Kokoschka. Cependant que le terme d’expressionnisme est trop lapidaire quand on visite cette exposition. Ce qu’intègre Munch à son art est autrement plus complet.

Et pour cause, avec Munch, ce ne sont pas seulement les visages ou les expressions qui sont exagérés, mais aussi les ambiances. Juste avant lui, Poe, Nerval, Baudelaire, parmi les poètes, avaient entrepris de rendre, par l’art, les modifications de l’atmosphère, selon l’état de l’artiste. Tout un romantisme précède Munch, et en digne héritier, son approche picturale transcrit une expérience de ce que le monde des affaires décide de ne pas voir.

Edvard Munch naît l’année de décès d’Eugène Delacroix, et de présentation au public du Déjeuner sur l’herbe de Manet. Du chef de file des romantiques, il reprend les nébuleuses colorées, le primat de l’intensité. Quant au premier maudit de l’avant-garde, qui dégage de la toile les prémisses du courant néoclassique des Cézanne, Gauguin et Van Gogh, Munch l’accompagne, mais ne s’y rattache pas. Sa tension picturale l’incline moins à la compréhension de la constitution de la peinture, qu’à l’expression qu’elle permet de ce qui est nié par la société bourgeoise en ascension. De Manet, qui l’impressionne toutefois, il reprend essentiellement la franchise. Le Joueur de fifre devient Femme au chapeau rouge sur le fjord.

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Publication des Gardiens, Seconde édition (25 min) sur webSYNradio

j’ai le plaisir de vous informer que les Gardiens, dans une version
de 30 minutes, sont prévus pour passer chaque jour
à 10, 15, 19 et 23h, du 1er au 8 juillet 2010
sur webSYNradio, la radio en ligne opérant via la revue Droit de Cités

Les Gardiens  : Samuel Zarka & Droit de Cités avec l’accueil
aimable de webSYNradio

Avec la publication du texte « Réalisme »

samuel-zarka-sur-websynradio

websynradio

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Manif contre la fin de la retraite à 60 ans (27 mai 2010)

J’ai été à la manif du 27 mai. La demi teinte dite par Le Monde est fausse. Le cortège, certes distendu, était long, interminable.

J’arrive Place d’Italie, alors que les derniers militant du PC sont en train de s’engager sur le boulevard de l’hôpital, et que l’immense cortège de la CGT arrive.

A l’encontre de l’idéologie socialo-Black-Blanc-Beur, il est notable que la condition salariée y homogénéisait les couleurs sous de mêmes mots d’ordre. Contre le report de l’âge de la retraite.

Retour du réel et mise au placard de l’idéologie de division, de diversion.

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A propos d

Il y a les poètes sans l’électricité et il y a

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